Partager l'article ! Compte-rendu de l’entretien du Collectif RASED Yvelines auprès des IEN-ASH du 11 mai 2009: Le collectif RASED Yvelines, représenté par Marie ...
Le collectif RASED Yvelines, représenté par Marie-Thérèse Denardi (psychologue scolaire), Anne Bourboulon (maîtresse E) et Cécile Jiroux ( rééducatrice), a été reçu ce jour par Madame Bryon et Madame Janssens, IEN-ASH à l’inspection académique. L’entretien a duré 1 h 15.
Tous les points travaillés collectivement ont été abordés.
Mmes Bryon et Janssens avaient connaissance des 2 courriers du collectif adressés à l’IA et au MEN.
La discussion s’est engagée sur le manque d’informations officielles et directes. Après la loi sur le handicap de 2005, l’adaptation est sortie du champ de l’ASH au niveau national. L’adaptation du 1° degré relève désormais du bureau des écoles. Elle fait partie de la « norme » et est un dispositif d’accompagnement et de traitement de la difficulté scolaire.
Les réunions auxquelles participent les IEN-ASH abordent donc, de manière prioritaire, la thématique du handicap reconnu par la MDPH.
Nos commentaires : Les dispositifs d’AP et de stages de remise à niveau qui ont entraîné la suppression des postes dans les RASED, s’inscrivent donc logiquement dans cette scission des deux champs adaptation et handicap et dans le rapprochement de l’adaptation vers la « norme »
(l’aide au sein de l’école « normale » est faite par des enseignants « normaux », plus besoin d’être spécialisé…).
Madame Bryon a longuement expliqué les choix de l’Inspection Académique par rapport aux injonctions ministérielles en les justifiant par la recherche d’un traitement équitable des personnels ( choix administratif). Les projets réalisés par les IEN de circonscription n’ont pas toujours pu être pris en compte, ce qui explique les implantations de postes surnuméraires parfois contestées. En absence de texte de cadrage, la seule décision inattaquable était d’appliquer la règle du « dernier arrivé ».
Une hypothèse de remise à plat la carte départementale des RASED et de redistribution des postes en fonction des besoins a été abordée avec l’IA mais ne sera réalisable que lors de la sortie de la nouvelle circulaire et d’un retour à une certaine stabilité.
Nos commentaires : vigilance + + +
Nous avons évoqué la précarité des surnuméraires dont ni les missions, ni l’appellation, ne sont définies tant qu’il n’y a pas de circulaire officielle. Le seul texte disponible reste actuellement la note de service du 3 mars 2009
Si la circulaire ne sort pas, il est prévu de constituer un groupe de travail avec les IEN pour l’harmonisation du fonctionnement des personnels spécialisés.
Si la circulaire sort, elle sera accompagnée d’une information aux IEN en conseil d’inspecteurs et de la constitution de groupes de travail, en vue d’une harmonisation départementale, avec possibilité d’ouverture aux conseillers pédagogiques et aux personnels spécialisés.
Nous avons insisté sur notre volonté de travailler sur le traitement de la difficulté scolaire.
En ce qui concerne l’AP, les IEN-ASH sont conscientes de ses limites MAIS actuellement les remontées demandées par l’institution sont essentiellement quantitatives.
Mmes Bryon et Janssens ont reconnu la forte mobilisation autour de la question des RASED, tant de la part des professionnels que des parents d’élèves.
L’absence de lisibilité globale oblige à avancer pas à pas et à maintenir la vigilance, d’autant que les courriers divers (lettre de l’IA aux futurs surnuméraires, lettre du recteur aux parents, projet de circulaire, note de service) sont contradictoires.
L’offre de formation reste identique en attente de validation.
Aucune information sur les points suivants :
· les heures de synthèse
· l’avenir des surnuméraires et la durée de vie des postes
· les postes surnuméraires non pourvus
Le secteur d’intervention du surnuméraire est limité. Rien ne semble interdire cependant son élargissement à deux groupes scolaires, proches, concentrant un nombre important d’élèves en grande difficulté ( à voir localement avec l’IEN).
Nous avons laissé les copies de projet de circulaire à Mmes Bryon et Janssens qu’elles n’ont pas eu le temps de lire pendant l’entretien. Elles n’ont donc pas pu répondre aux interrogations sur la demande écrite, la prévention, l’identité professionnelle mais semblaient d’accord avec nous sur la brièveté du texte.
Nos commentaires : nous avons le sentiment d’avoir été écoutées, que notre inquiétude était entendue mais que nous « naviguions » sans aucune lisibilité à court, moyen ou long terme.
Restons donc mobilisés et vigilants.